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	<title>Revue Rayon FraisRevue Rayon Frais | Revue Rayon Frais</title>
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	<description>La revue nouveaux médias créée par les étudiants.</description>
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		<title>Matières graphiques à réflexion</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 08:55:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Aurélie Garnier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Papiers glacés]]></category>
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		<description><![CDATA[Préambule &#160; Qu’est-ce que le design graphique? Communiquer par la (les)  forme (s) un message de fond ? Un engagement ? Identifier ? Informer ? Promouvoir ? Un rapport texte / image, quel que soit le support ? Un mélange de savoir-faire et de faire-savoir ? De la recherche, du travail, du temps, des tripes et au final de l&#8217;incompréhension ? … Qu&#8217;est ce c&#8217;est le design graphique? S’il ya autant de réponses à cette question que de personnes interrogées, c’est parce que le design graphique amène, pour le designer graphique, à  se poser éternellement &#8211; avant toute &#171;&#160;création&#160;&#187; &#8211; cette question fondamentale du « quoi ? ». Qu’est-ce que je raconte ? Dans quel but ? De quelle manière ? Avec quels moyens ? À qui je m’adresse ? En cela, la production de design graphique est  toujours un point de vue, un choix  parmi une quantité de choix possibles. Celui qui « reçoit » le design graphique voit émerger la même question du « quoi ? » : Qu’est-ce que je suis en train de regarder ? Est-ce que ça me touche ?  Qu’est-ce que je comprends ? Est-ce que ça me plaît ou pas ? Ici, la réception du design graphique est également un point de vue. &#160; S’interroger sur le design graphique peut donc revenir à s’interroger sur le chemin effectué entre [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Préambule</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Qu’est-ce que le design graphique?</strong></p>
<p>Communiquer par la (les)  forme (s) un message de fond ? Un engagement ? Identifier ? Informer ? Promouvoir ? Un rapport texte / image, quel que soit le support ? Un mélange de savoir-faire et de faire-savoir ? De la recherche, du travail, du temps, des tripes et au final de l&rsquo;incompréhension ? …</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.graphicdesignquestcequecest.com/">Qu&rsquo;est ce c&rsquo;est le design graphique?</a></p>
<p>S’il ya autant de réponses à cette question que de personnes interrogées, c’est parce que le design graphique amène, pour le designer graphique, à  se poser éternellement &#8211; avant toute &laquo;&nbsp;création&nbsp;&raquo; &#8211; cette question fondamentale du « quoi ? ».</p>
<p>Qu’est-ce que je raconte ? Dans quel but ? De quelle manière ? Avec quels moyens ? À qui je m’adresse ?</p>
<p>En cela, la production de design graphique est  toujours un point de vue, un choix  parmi une quantité de choix possibles.</p>
<p>Celui qui « reçoit » le design graphique voit émerger la même question du « quoi ? » : Qu’est-ce que je suis en train de regarder ? Est-ce que ça me touche ?  Qu’est-ce que je comprends ? Est-ce que ça me plaît ou pas ?</p>
<p>Ici, la réception du design graphique est également un point de vue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>S’interroger sur le design graphique peut donc revenir à s’interroger sur le chemin effectué entre un point de vue A (conception d’un objet graphique) et un point de vue B+ (réception de ce même objet par son public).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Chronique 1 – L’Affiche du Festival International D’Art de Toulouse</strong></span></p>
<p>Un point de vue B sur le travail de Philippe Millot</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’objet graphique qui fait débat ces temps-ci est la communication du <a href="http://www.toulouseartfestival.com/fr/accueil">Festival International d’Art de Toulouse </a>et de sa thématique : « Artist comes first ».</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/FIAT1.jpg"><img class="size-medium wp-image-4496 aligncenter" alt="FIAT1" src="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/FIAT1-188x285.jpg" width="188" height="285" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ancien Printemps de Septembre, l’événement prend un virage conceptuel ET graphique sous la houlette de Jean-Marc Bustamante.</p>
<p>Philippe Millot signe l’affiche, ou plutôt la série d’affiches du Festival, et se fait artiste rupestre pour nous ramener aux origines du design graphique.</p>
<p>De cet art qui vient des tripes et du temps évoqués plus haut.</p>
<p>Référent universel, l’art rupestre apporte les bases d’un mode d’expression plus que jamais d’actualité : le dessin. (Drawing Now Paris , Graphéine, Collection Revue ou encore Roven en témoignent …)</p>
<p>Avec ses affiches, Philippe Millot illustre le propos du festival de manière cohérente : il met non seulement en lumière l’art dans ce qu’il a de plus brut, mais aussi, et surtout, il accorde une place majeure à l’artiste :</p>
<p>- Artist Comes First, thématique du festival, occupe les 4/5<sup>ème</sup> de l’affiche.</p>
<p>Le Festival International d’Art de Toulouse apparaît ici comme une information secondaire, lorsque, sur une affiche classique, il tiendrait la première place. Reléguer au second plan le nom même de la manifestation pourrait être un parti pris risqué pour un évènement nouveau qui émerge à peine. Pas dans ce cas précis. Ce parti pris fort a le mérite de susciter l’interrogation et de ne pas se noyer dans des communications graphiques existantes pour tel ou tel festival.</p>
<p>- Autre parti pris fort et inédit à ma connaissance : isoler les sponsors / partenaires / soutiens sur une affiche à part. De cette manière, l’affiche principale se libère de toute dimension commerciale et devient œuvre à part entière, plaçant là aussi l’artiste et son travail au centre de l’attention.</p>
<p>Philippe Millot est en cela pertinent qu’il s’approprie personnellement l’évènement. Si l’on peut reprocher à  un certain graphisme contemporain de privilégier la forme au fond, et à quelque designer graphique de se faire plaisir gratuitement dans une production incompréhensible au public et exempte de générosité, Philippe Millot s’y autorise en créant des affiches résolument contemporaines, voire cryptiques, et en se plaçant volontairement au centre de sa communication : Il est l’artiste, celui qui est à l’honneur. Ainsi signe t’il l’affiche en son centre et non, comme à l’accoutumée, en marge.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les motifs dessinés varient selon l’affiche (mammouth sur l’une, cheval sur l’autre ou encore bison sur une troisième), et apparaissent en bichromie sur fond blanc.</p>
<p>L’ensemble de la communication est épuré : option helvétique pour la typographie et beaucoup de blanc tournant.</p>
<p>Les informations textuelles qui apparaissent au second plan nous apportent plus de précisions quand à l’événement.</p>
<p>Il est donc question du «Festival International d’Art de Toulouse », nouvelle dénomination pour l’ancien « Printemps de Septembre ». Un tournant de taille pour l’événement puisque nulle référence n’est faite à l’ancien nom.  La direction artistique du festival affirme ici sa volonté de tourner la page et d’impulser une nouvelle énergie au projet.</p>
<p>Sa programmation différée dans l’année (informations données en haut et dans le coin supérieur droit de l’affiche) et ramenée de septembre à mai/juin confirme ce virage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sur les affiches en petit format, un bandeau est dévoué aux partenaires de l’événement, et là aussi, dans les choix typographiques du graphiste peuvent se lire la volonté de faire apparaître les partenaires et soutiens au second plan, loin derrière l’artiste central ( les mots « partenaires » et « soutiens » sont traités dans une typographie fine et claire).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Loin de proposer une affiche de festival standard, le travail graphique de Philippe Millot peut laisser perplexe : là où elles ont d’abord pour vocation de délivrer un message, les affiches qu’il propose déstabilisent.</p>
<p>L’incompréhension vient d’une part du caractère décousu du message central :</p>
<p>il faut un petit temps pour faire le lien entre le « A » d’Artist et le RTIST en fin de texte.</p>
<p>Mais encore une fois, ce n’est pas ce qui importe ici : l’artiste est celui qui compte, il est sujet, verbe et complément et l’affiche fait œuvre. Qu’elle ne parle pas à tous importe peu. Qu’elle en touche quelques uns est beaucoup.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Point de vue A – Philippe Millot parle de sa manière de travailler</strong></p>
<p>Extraits de sa conférence donnée aux Beaux-Arts de Lyon en décembre 2010.</p>
<p>« Quand je dis, moi, comme ça, que l’érudition, c’est une forme de solitude, c’est plutôt histoire de dire que ce que je fais, le premier pour qui je le fais, c’est moi… Et que c’est la seule raison pour laquelle je le fais. Quand un commanditaire, enfin quelqu’un, avec qui je travaille me dit “mais Philippe, il y n’a que toi qui le voit, ça”, c’est la meilleure justification de mon travail. Et… et c’est la seule valable. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lorsqu’on l’interroge sur son travail de graphiste, l’interessé se défend.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« J’ai jamais voulu être graphiste. L’idée même du graphisme me… enfin ça me touche.[…] Bah, ça vient aussi de la formation hein, que j’ai eue, c’est à dire que, à l’école, on avait… en gros, le design graphique suisse, et on avait le graphisme français. Et, je ne me sentais pas plus designer graphique suisse, hein… mais en tout cas cette acceptation du, du mot graphisme et tout ça, je ne… voilà, ça me va pas moi, je, je… je m’y retrouve pas, j’entends pas de quoi il s’agit.</p>
<p>Donc, j’ai cherché… une façon de dire ce que… ce que je faisais et je voulais que ce soit à la fois du côté de l’artisanat, du côté de la main, et… et qu’en même temps,… on soit du côté de l’art, si on veut.<br />
C’est bien prétentieux hein, mais… de revendiquer ça.[…] Bon, mais, de dire qu’il y avait quelque chose de, de l’ordre de l’art dedans, et, et puis c’est vrai que ça introduisait un drôle de, un drôle de truc, parce qu’on se disait… dessiner un livre ? Mais… il fait quoi, il dessine des livres dans son carnet ?<br />
Enfin, il y a… on ne sait pas, on ne voit pas très bien ce que ça peut être, bon, voilà. Donc, et je trouvais que c’était vraiment la chose la plus juste parce que, c’est vrai que, dans mes carnets, en fait, tous mes livres sont dans mes carnets. Hein, je les, je dessine absolument tout, tous les livres sont conçus par dessin dans les carnets.<br />
Et donc… ils sont tous faits de cette façon là… J’aime bien, et puis ça a quelque chose de… ça a quelque chose de désuet, “qu’est ce que tu fais dans la vie ?” “Moi ? je dessine”. “Il fait quoi votre fils ?” “Bah, je sais pas, je crois qu’il… ” […]<br />
Le langage, évidemment, a une importance considérable, hein… La façon dont on parle, le, la façon dont on écrit… c’est une forme, c’est une forme, donc ça compte énormément, alors moi quand : “conception graphique”… Je vis pas dans ce monde là… “Identité visuelle”, moi je le dis parfois parce qu’on a… c’est des choses qu’on reconnait mais, même ça, je sais pas ce que c’est. J’ai l’impression que c’est tellement des choses qui, qui sont du jargon, et… qui correspondent même pas effectivement à, à ce que la communication n’arrête pas de raconter qu’elle est. C’est à dire d’établir de la communication entre les gens. […] Puis je me souviens que par rapport à “dessin”, la première fois que j’ai du le poser, c’est parce qu’à l’école, j’avais fait un truc avec l’école, puis j’avais gagné un espèce de petit concours interne, alors le travail avait été publié, et l’école avait du mettre… designer. Et l’imprimeur avait corrigé et avait mis désigné. “E” accent aigu. C’était moi qui avait gagné. J’étais celui qui avait été désigné. Et donc… je me suis dit c’est très joli. Très très joli ça…<br />
[…] C’est des trucs tous bêtes, mais si je dis graphisme à mes enfants… ils savent pas ce que c’est. Si je leur dis que, que bah je dessine, comme eux. Eux aussi ils dessinent. Ils font plein de trucs en dessin, et tout ça, c’est un beau métier. Quand ils étaient à la Villa [La Villa Médicis où Philippe Millot était résident cette année] et qu’ils voyaient l’autre : “il fait quoi ?” “Il fait du cinéma.” “Ohé, c’est bien ça… je sais ce que c’est. Il est écrivain, il écrit. Elle est musicienne…” Bah, voilà, ça marche. Donc c’était pour essayer de retrouver un côté un peu charnel. Avec… avec ça. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Propos recueillis par Thierry Chancogne, professeur de joie graphique à l’Esaab de Nevers.</p>
<p style="text-align: right;"> Aurélie Garnier.</p>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Rencontre avec la photographe Esther Joly</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jun 2013 08:43:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marylin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Esther Joly est une jeune photographe qui a souhaité, lors de sa deuxième année à l&#8217;ETPA, axer son travail sur la danse. Elle propose donc tout un dossier développant un art qu&#8217;elle pratique depuis de nombreuses années, et qui la passionne. Pour son projet libre, elle réalise une performance dans la ville de Toulouse en s&#8217;appropriant les lieux significatifs de la ville. Elle confronte très justement l&#8217;architecture brute, imposante, face à la grâce, l&#8217;élégance, la fragilité d&#8217;une danseuse. On peut ainsi la retrouver sur la place déserte du Capitole, au Stade Toulousain, à l&#8217;aéroport de Blagnac, tous ces lieux qui définissent une ville, notre ville. Les positions qu&#8217;elle adopte cassent la dureté de l&#8217;architecture de ces différents espaces, et elle intègre ce voile noir qui lui donne d&#8217;autant plus de légèreté. C&#8217;est un travail autobiographique puisqu&#8217;elle dit elle-même que la danse est toute sa vie, c&#8217;est son défouloir. Le format carré est bien choisi, lui rappelant le Rollei qu&#8217;elle affectionne particulièrement, et la plaçant naturellement au centre de ses images. Esther questionne le rapport entre l&#8217;individu et le pouvoir de la société. Elle le fait d&#8217;une manière juste et poétique, en essayant d&#8217;embellir ces lieux que l&#8217;on traverse chaque [...]]]></description>
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<p style="text-align: center;"><a href="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/joly_13.jpg"><img class="size-medium wp-image-4484 aligncenter" alt="joly_13" src="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/joly_13-285x285.jpg" width="285" height="285" /></a></p>
<p>Esther Joly est une jeune photographe qui a souhaité, lors de sa deuxième année à l&rsquo;<a href="http://www.etpa.com/">ETPA</a>, axer son travail sur la danse. Elle propose donc tout un dossier développant un art qu&rsquo;elle pratique depuis de nombreuses années, et qui la passionne. Pour son projet libre, elle réalise une performance dans la ville de Toulouse en s&rsquo;appropriant les lieux significatifs de la ville. Elle confronte très justement l&rsquo;architecture brute, imposante, face à la grâce, l&rsquo;élégance, la fragilité d&rsquo;une danseuse. On peut ainsi la retrouver sur la place déserte du Capitole, au Stade Toulousain, à l&rsquo;aéroport de Blagnac, tous ces lieux qui définissent une ville, notre ville. Les positions qu&rsquo;elle adopte cassent la dureté de l&rsquo;architecture de ces différents espaces, et elle intègre ce voile noir qui lui donne d&rsquo;autant plus de légèreté. C&rsquo;est un travail autobiographique puisqu&rsquo;elle dit elle-même que la danse est toute sa vie, c&rsquo;est son défouloir. Le format carré est bien choisi, lui rappelant <a href="http://www.galerie-photo.com/rolleiflex-image.html">le Rollei</a> qu&rsquo;elle affectionne particulièrement, et la plaçant naturellement au centre de ses images.<br />
Esther questionne le rapport entre l&rsquo;individu et le pouvoir de la société. Elle le fait d&rsquo;une manière juste et poétique, en essayant d&rsquo;embellir ces lieux que l&rsquo;on traverse chaque jour sans réellement les regarder.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Qui t&rsquo;inspire le plus ?</span></strong></p>
<p>Il n&rsquo;y a pas une personne en particulier. J&rsquo;essaie de m&rsquo;inspirer de tout ce que je vois, dans le plus de domaine possible. Je peux me pencher sur le travail d&rsquo;<a href="http://www.oliviervalsecchi.com/">Olivier Valsecch</a>i pour une série que j&rsquo;ai réalisé en studio, comme je m&rsquo;intéresse de très près à <a href="http://dorotheesmith.net/">Dorothée Smith </a>ou <a href="http://www.galerie-photo.com/sarah-moon.html">Sarah Moon</a> pour un projet plus personnel qui s&rsquo;oriente dans la photographie plasticienne.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Un film préféré ?</span></strong></p>
<p>Pas spécialement. Je regarde tellement de films, de toutes catégories&#8230; <em><a href="http://www.war-photographer.com/fr/">War Photographer</a></em> peut-être …</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Quel(le) artiste souhaiterais-tu rencontrer ?</span></strong></p>
<p><a href="http://www.polkagalerie.com/photographes/14_James_Nachtwey">James Nachtwey</a> car le reportage me passionne, et après avoir vu <em>War Photographer</em>, ce grand monsieur m&rsquo;a énormément intriguée, presque choquée même.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Quels sont tes projets pour l&rsquo;avenir ?</span></strong></p>
<p>Dans le futur proche, je continue en 3ème année à l&rsquo;ETPA puis peut-être Arles, Louis lumières &#8230; rien n&rsquo;est certain. Dans mes rêves lointains, je veux partir vivre à l&rsquo;étranger, l&rsquo;Australie. Et faire des photos. J&rsquo;ai deux trois projets personnels sur le long terme. Et continuer dans la photo de danse !</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Visitez son site : http://www.flickr.com/photos/jolyesther/</span></strong></p>
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		<title>Les pochettes de Lucile / The Dodos</title>
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		<pubDate>Mon, 27 May 2013 10:46:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucile Domon</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui ma version de la pochette de l&#8217;album Visiter du groupe The Dodos. Un album un peu étrange avec son propre univers dans lequel les sons résonnent et se transforment. J&#8217;ai donc créé un dessin au format panoramique où des formes sous-marines se modifient et deviennent autres à chaque chanson. La pochette est donc un extrait de cet univers. Un peu de musique maintenant! Visiter est le deuxième album du groupe originaire de San Francisco, USA. Le titre de l&#8217;album, sorti en 2008 chez Frenchkiss Record, est tiré d&#8217;un dessin d&#8217;enfant, qui a d&#8217;ailleurs été utilisé pour la pochette originale. La première chanson de l&#8217;album Walking, comme une introduction en matière, suivie de la deuxième Red And Purple. Et la dernière pour la route&#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><a href="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/FRONT-the-dodos.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-4428 aligncenter" alt="FRONT-the dodos" src="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/FRONT-the-dodos-285x254.jpg" width="285" height="254" /></a></div>
<div></div>
<div>Aujourd&rsquo;hui ma version de la pochette de l&rsquo;album <i>Visiter</i> du groupe The Dodos.</div>
<div>Un album un peu étrange avec son propre univers dans lequel les sons résonnent et se transforment. J&rsquo;ai donc créé un dessin au format panoramique où des formes sous-marines se modifient et deviennent autres à chaque chanson. La pochette est donc un extrait de cet univers.</div>
<div></div>
<div>Un peu de musique maintenant!</div>
<div><i>Visiter</i> est le deuxième album du groupe originaire de San Francisco, USA. Le titre de l&rsquo;album, sorti en 2008 chez Frenchkiss Record, est tiré d&rsquo;un dessin d&rsquo;enfant, qui a d&rsquo;ailleurs été utilisé pour la pochette originale.</div>
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<div></div>
<div>La première chanson de l&rsquo;album <i>Walking</i>, comme une introduction en matière, suivie de la deuxième <i>Red And Purple</i>.</div>
<div></div>
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<div>Et la dernière pour la route&#8230;</div>
<div></div>
<div></div>

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		<title>Edito : Culture is coming</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 10:18:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benjamin B.</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Summer is coming, ainsi me parla un grand prophète. J&#8217;étais en ce temps là encerclé et assailli de toute part, fait comme un rat par les armées de putes que constituent les examens. Depuis trop longtemps paniqué et dans la mouise comme feu le chevalier Cahuzac, mon pauvre cerveau déjà amoindri par une certaine bêtise naturelle, se sentait à deux doigts de flancher devant ces Marcheurs Blancs venue des tréfonds de l&#8217;imagination retord de la caste professorale. L&#8217;angoisse de l&#8217;échec se pressait devant moi comme un Lannister devant les portes de sa propre sœur, et mon cœur pusillanime flanchait doucement devant l&#8217;angoisse de l&#8217;entreprise, Scapin lui même n&#8217;aurait alors su me secourir. Cependant, un soleil rouge pointa sa frimousse à l&#8217;horizon. Beaucoup de sang a du couler cette nuit, m’asséna une nouvelle fois le grand prophète Zarathoustra. Un peu perplexe devant tant de références, daubé du cul, je l&#8217;envoyais bouler comme Booba devant un trop petit boule. J&#8217;avais justement un peu les boules d&#8217;avoir loupé les deux premières We Share La Petite avec KXP puis Shigeto, enchainé dans ma caverne à la recherche du temps perdu, Homme de l&#8217;ombre si loin de la connaissance musicale. Mais les conneries, c&#8217;est comme les [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/tumblr_mlnmy1tB5k1rqb7n0o1_1280.jpg"><img class="size-medium wp-image-4408 aligncenter" alt="tumblr_mlnmy1tB5k1rqb7n0o1_1280" src="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/tumblr_mlnmy1tB5k1rqb7n0o1_1280-285x244.jpg" width="285" height="244" /></a></p>
<p><em>Summer is coming</em>, ainsi me parla un grand prophète.</p>
<p>J&rsquo;étais en ce temps là encerclé et assailli de toute part, fait comme un rat par les armées de putes que constituent les examens. Depuis trop longtemps paniqué et dans la mouise comme feu le chevalier Cahuzac, mon pauvre cerveau déjà amoindri par une certaine bêtise naturelle, se sentait à deux doigts de flancher devant ces Marcheurs Blancs venue des tréfonds de l&rsquo;imagination retord de la caste professorale. L&rsquo;angoisse de l&rsquo;échec se pressait devant moi comme un Lannister devant les portes de sa propre sœur, et mon cœur pusillanime flanchait doucement devant l&rsquo;angoisse de l&rsquo;entreprise, Scapin lui même n&rsquo;aurait alors su me secourir.</p>
<p>Cependant, un soleil rouge pointa sa frimousse à l&rsquo;horizon.<em> Beaucoup de sang a du couler cette nuit</em>, m’asséna une nouvelle fois le grand prophète Zarathoustra. Un peu perplexe devant tant de références, daubé du cul, je l&rsquo;envoyais bouler comme Booba devant un trop petit boule. J&rsquo;avais justement un peu les boules d&rsquo;avoir loupé les deux premières We Share La Petite avec KXP puis Shigeto, <i>enchainé dans ma caverne à la recherche du temps</i> perdu,<i> Homme de l&rsquo;ombre si loin de la connaissance musicale.</i></p>
<p><i>Mais les conneries, c&rsquo;est comme les impôts, on finit toujours par les payer</i>. Aussi je me pris une grosse quiche dans ma tête en parcourant les nouvelles œuvres de la Communauté de la Fraicheur et en apprenant l&rsquo;arrivée de gentils parvenus :<br />
Lucile la graphiste prosélyte, Victor Saint Pierre spécialiste hip hop, et Arnaud Gransagne le vidéaste. J&rsquo;ose espérer qu&rsquo;ils sauront vous régaler à la manière d&rsquo;un petit chinois fabriquant des jolies chaussures, à la façon d&rsquo;un Jean-Pierre Coffe préparant des raviolis, à l&rsquo;instar d&rsquo;un type multipliant les références houleuses.</p>
<p>Qui plus est, vous comme moi pourrons prendre le temps de prendre le temps à la prochaine We Share du 18 juin, qui se déroulera en extérieur et en partenariat avec l&rsquo;association d&rsquo;art contemporain Point de Fuite. On vous lâchera plus d&rsquo;infos sur les artistes présents en temps venu. Ne soyez pas pressés comme ça, on dirait Bardot devant une petite chatte, ça me fait tout bizarre dans l&rsquo;entrejambes.</p>
<p>Alors, si comme Baudelaire vous aimez aller au fond de l&rsquo;inconnu pour trouver du nouveau, si comme moi vous appréciez étaler votre culture comme de la confiture, en recevoir plein la bouche comme… Vous me suivez.<br />
Et bien rendez-vous très prochainement dans les culturissimes colonnes de la Revue Rayon Frais, la revue iceberg qui met la misère au Titanic. Aïïïght!<br />
<!--[if !supportLineBreakNewLine]--><br />
<!--[endif]--></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Benjamin B</strong>, parce que Neochrome c&rsquo;est Game of Thrones.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/Y6qrrPWTJ2k?feature=player_detailpage" height="360" width="640" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>

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		<title>Enter The Wu-Tang (36 Chambers)</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 20:40:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victor Saint-Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La génèse  &#160; La ville de New York, terre mère du Hip Hop, a connu un grand essor dans le début des années 80 avec notamment le DJ Grandmaster Flash auteur du très puissant Rappers Delight, mais aussi le groupe Run Dmc qui révolutionna le genre ou encore les Beastie boys. La fin des années 80 fait émerger une scène peuplée de grands artistes tel que Krs One et LL Cool J ou encore de très grands groupes comme Public Enemy bien sûr, mais également Eric B &#38; Rakim. Pourtant, tout ce beau  monde va être contraint de subir l&#8217;émergence de la scène west coast illustrée par Dr Dre, Eazy E, Snoop Dogg ou encore Ice Cube. En effet, le feu allumé par les hommes de NYC commençait à s&#8217;éteindre jusqu&#8217;au jour où les ninjas du mic allaient faire surface, le Wu-Tang Clan&#8230; &#160; Nous devons cette résurgence de la scène new yorkaise donc à trois hommes principalement, Robert Diggs A.K.A the RZA, Gary Grice A.K.A the GZA et bien sur le timbré Russel Jones A.K.A le vieux sale bâtard, O.D.B (Ol&#8217; Dirty Bastard). C&#8217;est en effet les trois membres fondateurs du collectif qu&#8217;est le Wu. &#160; &#160; Parmi ceux-ci, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><b>La génèse </b></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>La ville de New York, terre mère du Hip Hop, a connu un grand essor dans le début des années 80 avec notamment le DJ Grandmaster Flash auteur du très puissant <em>Rapp</em><i>ers Delight</i>, mais aussi le groupe Run Dmc qui révolutionna le genre ou encore les Beastie boys. La fin des années 80 fait émerger une scène peuplée de grands artistes tel que Krs One et LL Cool J ou encore de très grands groupes comme Public Enemy bien sûr, mais également Eric B &amp; Rakim.</p>
<p>Pourtant, tout ce beau  monde va être contraint de subir l&rsquo;émergence de la scène west coast illustrée par Dr Dre, Eazy E, Snoop Dogg ou encore Ice Cube. En effet, le feu allumé par les hommes de NYC commençait à s&rsquo;éteindre jusqu&rsquo;au jour où les ninjas du mic allaient faire surface, le Wu-Tang Clan&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous devons cette résurgence de la scène new yorkaise donc à trois hommes principalement, Robert Diggs A.K.A the RZA, Gary Grice A.K.A the GZA et bien sur le timbré Russel Jones A.K.A le vieux sale bâtard, O.D.B (Ol&rsquo; Dirty Bastard). C&rsquo;est en effet les trois membres fondateurs du collectif qu&rsquo;est le Wu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_4363" class="wp-caption alignnone" style="width: 480px"><a href="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/ODB.jpg"><img class="size-full wp-image-4363" alt="ODB" src="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/ODB.jpg" width="470" height="315" /></a><p class="wp-caption-text">Ol&rsquo; Dirty Bastard</p></div>
<p><i><br />
</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Parmi ceux-ci, seul Gza avait déjà en 1991 sorti un album intitulé <i>Words From The Genius</i>, mais ce fût un début fragile sans réel impact sur la scène rap. Ormis ces trois artistes, le groupe s&rsquo;étoffe par la suite. En effet six membres s&rsquo;ajoutent: Method Man mais aussi Ghostface Killah, Raekwon, Inspectah Deck, Masta Killah et enfin U-God. C&rsquo;est donc par le biais de tous ces parfaits inconnus que le missile <i>Enter The Wu-Tang (36 Chambers)</i> est envoyé sur le monde du hip hop, en 1993. Afin de bien comprendre l&rsquo;esprit de cet album il est intéressant de le comparer à celui de Dr Dre, The Chronic.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: small;">Il y a entre cet album et le «The Chronic» de Dr Dre une différence et un point commun. </span></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>La différence repose sur le fait qu&rsquo;avec le Wu-Tang on s&rsquo;écarte indéniablement de l&rsquo;ambiance G Funk que Dr Dre aimait aborder, en effet, absolument tous les beats sont sales, sombres et puent le caniveau des ghettos new yorkais. Si il est conseillé d&rsquo;écouter du Dr Dre sous le soleil, il est vivement conseillé d&rsquo;écouter du Wu-Tang dans une putain d&rsquo;cave.</p>
<p>Mais il subsiste tout de même un point commun: les membres du collectif ont gardé ce côté dangereux et violents des textes, ils ont en fait gardé le côté «gangsta rap» qui était jusque là alors peu présent sur la scène new yorkaise. Cet album agit comme une véritable rupture vis-à-vis d&rsquo;un rap plus divertissant et bon esprit qu&rsquo;était le rap new yorkais des années 80. On oublie le côté entertainer et bon enfant d&rsquo;Afrika Bambaataa au profit d&rsquo;une rage dénonciatrice des difficultés qu&rsquo;engendre la vie dans le ghetto.</p>
<p>L&rsquo;ambiance morbide dégagée par cet album, on la doit à un seul homme, le très grand RZA. Il est en effet à l&rsquo;origine de tous les beats. Sa marque de fabrique c&rsquo;est des ambiances sombres parsemées de notes de piano qui rythment le flow des rappeurs et également l&rsquo;utilisation de samples souls des années 70. RZA construit ici tout un univers qui va faire la gloire du groupe pendant les années 90.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: small;">Trop de Mc&rsquo;s ne tue pas le Mc</span></h2>
<p>Le nombre démesuré de rappeurs était surement le plus grand danger de cette aventure. En effet, il n&rsquo;est pas facile de réunir neuf mc&rsquo;s sur 14 titres sans que le public en voit un de trop. C&rsquo;est pourtant ce qu&rsquo;ils sont parfaitement arrivés à faire et c&rsquo;est ça le bonheur du Wu-Tang, que des bons rappeurs tous différents mais tous aussi transcendants. Il est tout simplement impossible de dire qui rappe le mieux mais ce qui est sûr c&rsquo;est que la rage les tient tous ensemble, et c&rsquo;est cette énergie qui est séduisante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: small;">Et pourtant, un album qui n&rsquo;a rien pour plaire.</span></h2>
<p>Un grand album est souvent composé d&rsquo;un ou deux morceaux qui se distinguent du reste afin de pouvoir conquérir un public plus grand, afin de séduire la foule. L&rsquo;une des grandes spécificités de ce projet est qu&rsquo;il n&rsquo;a rien pour plaire. En effet, bien qu&rsquo;il y ait quelques morceaux plus posés comme <i>Tearz</i>, <i>Can&rsquo;t It Be So Simple</i> ou encore le très grand <i>C.R.E.A.M.</i>, à aucun moment le public n&rsquo;a le moyen de se reposer. Il ne peut pas être rassuré, il doit constamment faire face à des flows agressifs qui viennent découper un beat toujours aussi sombre. De plus, les morceaux ne reposent sur aucune structure, très peu de refrains, les killa beez vomissent simplement leur couplet sur le beat et sans aucun doute, celui qui excelle dans ce domaine c&rsquo;est le Ol&rsquo; Dirty Bastard qui est de loin le plus dégueulasse du groupe.</p>
<p>Dans le genre effrayant, la couleur est directement annoncée avec <i>Bring Da Ruckus</i> qui déconseille vivement le consommateur de se détendre. C&rsquo;est d&rsquo;abord Ghostface Killah qui balance les hostilités et il sera suivi par quasiment tous les membres du crew. Si il fallait retenir un morceau en particulier pour décrire l&rsquo;agressivité omniprésente de cet album, ça serait sans hésiter le <i>Ain&rsquo;t Nuthin Tha F&rsquo; Wit&rsquo;</i>. Son clip nous fait découvrir les décombres les plus profonds de Staten Island, l&rsquo;énergie qui s&rsquo;en dégage est sans précédent, il est question ici d&rsquo;une véritable agression verbale, tout cela plongé dans un décor dans lequel on n&rsquo;imagine même pas un rat survivre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/88jr9QUxbcs?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>C&rsquo;est alors tous ces «défauts» qui vont en fait rendre le projet irrésistible, même si l&rsquo;on adhère pas, ce genre d&rsquo;ambiance suscite forcément la curiosité de tous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: small;">Le «Method Man».</span></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour l&rsquo;entendre il faut attendre le 2ème morceau <i>Shame On A Nigga </i>dans lequel  il nous dévoile toute sa puissance technique au mic servie par une voix enrouée, usée qui fait frissonner à coup sur. En insistant sur Method Man je ne cherche pas à le mettre au dessus mais c&rsquo;est vrai qu&rsquo;il est le plus connu, du moins du grand public. Ce n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas pour rien qu&rsquo;il a son propre morceau, qui est sorti un an auparavant afin de faire frémir les ondes du rap game. Cependant, ce morceau se détache un peu du reste de l&rsquo;album car le beat est quand même bien plus entrainant que le reste du projet. On trouve même dans l&rsquo;album un remix de ce morceau et c&rsquo;est pour moi le seul défaut de cet album, en effet, ce remix ne sert pas à grand chose, il est beaucoup moins bon que l&rsquo;original et on se demande vraiment pourquoi ils l&rsquo;ont inclu dans le projet.</p>
<p>Outre cette première frappe préventive, le groupe à également eu la gentillesse de prévenir le rap game en 1992 avec le  terrible <i>Protect Ya Neck</i>, je crois qu&rsquo;ici, le titre parle de lui même.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: small;">Le Ghetto Kung Fu Rap </span></h2>
<p>Autour de l&rsquo;ambiance sombre de l&rsquo;album se mélangent des extraits de films genre kung fu que RZA affectionne particulièrement, notamment un film japonais nommé The 36<sup>th</sup> Chamber of Shaolin. Ce film est le véritable pilier de la fondation de cet album, chacune des 36 chambres abritent en fait les qualités qu&rsquo;un samouraï doit maîtriser afin d&rsquo;atteindre la perfection, comme l&rsquo;équilibre, le mental ou encore le maniement des armes. Tous ces principes sont indissociables de l&rsquo;oeuvre du groupe, c&rsquo;est en effet au rappeur de les maîtriser afin d&rsquo;atteindre un niveau supérieur. L&rsquo;arme est en fait le micro, le rappeur devient samouraï et la ville de Staten Island devient Shaolin. On retrouve ce genre d&rsquo;extraits dans des morceaux tels que <em>Bring Da Ruckus</em> ou encore <em>Da Mystery Of Chessboxin&rsquo;</em>.</p>
<p>Ce délire japonais est vraiment le reflet de toute la particularité de ce groupe qui fait qu&rsquo;il est impossible de le rapprocher à aucun style déjà établi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="font-size: small;">Welcome to the «7<sup>th</sup> Chamber».</span></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bien plus qu&rsquo;un simple groupe, le collectif Wu-Tang Clan est un véritable empire qui n&rsquo;a pas fini d&rsquo;apporter des pierres à l&rsquo;édifice du hip hop. S&rsquo;en suivra une floppée d&rsquo;albums solo dont la plupart sont des classiques évidents. Il est tout simplement question du plus grand groupe que le monde du hip hop ait connu et pour les sceptiques, je vous laisse rentrer dans la «7<sup>th</sup> Chamber» afin de vérifier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="http://www.youtube.com/embed/SMDGsxSEbOE?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>

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		<title>Rencontre avec le photographe Maël Crespo</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 15:13:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marylin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Maël Crespo est un jeune photographe de la scène Toulousaine, issu de l&#8217;ETPA. On peut le considérer, sans lui mettre de réelle étiquette, comme un photographe de l&#8217;absurde. Son instrument préféré, c&#8217;est son téléphone portable. Ainsi, il peut à tout moment immortaliser un panneau « Interdiction de faire du djembé » (il existe, à la Daurade), une virulente discussion entre une pro et un anti-mariage gay, des publicités stupides, et autres visions de notre quotidien qui nous font sourire. Cette technique est également doublée avec un appareil argentique bas de gamme qui ne le quitte pas, et qui donne à ses images l’appellation très juste de « photos en plastique ». Moins absurde, les portraits qu&#8217;il réalise sont toujours pleins de force, de charme et de sens. Ils évoquent quelque chose de mélancolique, triste ou un simple instant saisi au bon moment. Pour la série que je souhaite vous faire partager, intitulée « Chiens de courses », il a parcouru les rues de Toulouse à la recherche de chiens en laisse, dans l&#8217;attente, abandonnés devant un magasin par leurs propriétaires. « Combien de fois avons nous vu cette scène banale en allant faire nos courses ?  Juste avant de nous perdre dans les rayons, à l’entrée [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/c1.jpg"><img class="size-medium wp-image-4343 aligncenter" alt="c1" src="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/c1-285x244.jpg" width="285" height="244" /></a></p>
<p>Maël Crespo est un jeune photographe de la scène Toulousaine, issu de l&rsquo;ETPA. On peut le considérer, sans lui mettre de réelle étiquette, comme un photographe de l&rsquo;absurde. Son instrument préféré, c&rsquo;est son téléphone portable. Ainsi, il peut à tout moment immortaliser un panneau « Interdiction de faire du djembé » (il existe, à la Daurade), une virulente discussion entre une pro et un anti-mariage gay, des publicités stupides, et autres visions de notre quotidien qui nous font sourire. Cette technique est également doublée avec un appareil argentique bas de gamme qui ne le quitte pas, et qui donne à ses images l’appellation très juste de « photos en plastique ».</p>
<p>Moins absurde, les portraits qu&rsquo;il réalise sont toujours pleins de force, de charme et de sens. Ils évoquent quelque chose de mélancolique, triste ou un simple instant saisi au bon moment.</p>
<p>Pour la série que je souhaite vous faire partager, intitulée « Chiens de courses », il a parcouru les rues de Toulouse à la recherche de chiens en laisse, dans l&rsquo;attente, abandonnés devant un magasin par leurs propriétaires.</p>
<p>« Combien de fois avons nous vu cette scène banale en allant faire nos courses ?  Juste avant de nous perdre dans les rayons, à l’entrée même du magasin : un chien. »</p>
<p>Il remarque très justement que l&rsquo;autorité du maître est matérialisée par la laisse qui l&rsquo;enchaîne à un quelconque poteau. Maël cherche à mettre en évidence, sans forcément dénoncer mais par simple esprit de constatation, que l&rsquo;homme a un pouvoir un peu malsain sur l&rsquo;animal.</p>
<p>Bien sûr, l’intérêt plastique réside, outre l&rsquo;aspect graphique de sa pratique photographique, dans le regard de ces pauvres bêtes, qui semblent parfois faire semblant de ne pas le voir&#8230; Ont-ils honte ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Qu&rsquo;est-ce qui t&rsquo;inspire le plus ?</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas évident de synthétiser ça en un seul élément. Pour ce qui me motive à faire de la photographie, j&rsquo;aime révéler la part d&rsquo;absurde qui se terre dans le quotidien et j&rsquo;éprouve le besoin de mettre des images sur mes souvenirs, qu&rsquo;ils soient personnels ou anodins. Dans tous les cas ce qui me plait c&rsquo;est l&rsquo;idée de retrouver les sensations qui m&rsquo;ont parcouru à l&rsquo;instant où j&rsquo;ai pris la photo.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Quel artiste aimerais-tu rencontrer ?</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bonne question.. Sûrement <a href="http://www.martinparr.com/">Martin Parr</a>, car je me retrouve pas mal dans sa vision du monde. Après, ça pourrait être marrant de rencontrer <a href="http://www.terryrichardson.com/">Terry Richardson</a>, voire <a href="http://www.palmeraieetdesert.fr/">Raymond Depardon</a> un de ces quatre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Un album préféré ?</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>The American Adventure</em> du groupe The Electric Soft parade. Cet album me suit depuis une petite décennie déjà!</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/UhsY5KxXNCk?feature=player_detailpage" height="360" width="640" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Quels sont tes projets pour l&rsquo;avenir ?</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans l&rsquo;immédiat après l&rsquo;école, j&rsquo;aimerais pouvoir assister des photographes, le plus possible, pour acquérir de l&rsquo;expérience. Vivre de ce métier tout en faisant des photos qui me correspondent; que ce soit à travers des séries persos, ou des commandes alimentaires.  Pourquoi pas riche et célèbre aussi, ça se dit quand on est pas encore connu, et c&rsquo;est toujours marrant de relire son interview des années après une fois la prophétie exaucée.</p>
<p style="text-align: right;"> <b>Marylinka</b>.</p>
<p style="text-align: center;">Visitez son site : <a title="Mael Crespo" href="http://mael-crespo.com/" target="_blank">http://mael-crespo.com</a></p>
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<p>&nbsp;</p>

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		<title>Cannes en clichés</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 14:17:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Baromètre]]></category>
		<category><![CDATA[anectodes]]></category>
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		<description><![CDATA[L'histoire du festival de Cannes revu en 6 clichés.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le festival de Cannes ouvre dans deux jours, il nous a semblé important de rafraîchir la mémoire de cette belle vieille institution. Cannes se conte, Cannes se narre, Cannes se vit et se photographie. Coup d&rsquo;oeil de 66 ans de tapis rouge en 6 clichés.</p>
<h2><img alt="cannes" src="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/cannes1.jpg" width="622" height="418" /></h2>
<h2>B.B, première It Girl</h2>
<p>En 1953, c&rsquo;est la première apparition de Brigitte Bardot sur la croisette. Agée alors de 19 ans, Brigitte a la moue boudeuse. Inconnue du grand public, elle parvient néanmoins à éclipser les stars du moment Sophia Loren et Gina Lollobrigida. Elle reviendra en triomphe en 1956 avec &laquo;&nbsp;<a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=185.html" target="_blank">Dieu créa la Femme</a>&nbsp;&raquo; : la jeune starlette se transforme en icône.</p>
<h2><img alt="cannes_brigittebardot" src="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/cannes_brigittebardot.jpg" width="622" height="418" /></h2>
<h2>Picasso : un mouton sinon rien</h2>
<p>A Cannes, le port du smoking est de mise chez les hommes. Cette institution date de 1946 : le festival avait lieu au casino de Cannes et le port du smoking avec noeud papillon était obligatoire. Certaines célébrités sont parvenues à passer entre les mailles du filet. En 1953, Picasso obtient une dérogation et monte les marches de Cannes avec son fidèle mouton. Une entrée en scène des plus animales&#8230;</p>
<h2><img alt="picasso_cannes" src="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/picasso_cannes.jpg" width="622" height="418" /></h2>
<h2>Une sombre histoire de seins</h2>
<p>Cannes peut faire et défaire les carrières. Ce fût le cas en 1954 avec Simone Sylva. Lors d&rsquo;une séance photo l&rsquo;actrice américaine en profite pour enlever le haut. Scandale : la starlette se voir privée de cérémonie et en suivant de carrière. Boudée à Hollywood, elle sombre dans une dépression et finira par se suicider 3 ans plus tard. Les poitrines généreuses finiront par se faire admettre sur la croisette dans les années 70 puis les années 80 : Victoria Abril les exhibera via une (très légère) mousseline et Sophie Marceau en dévoilera un par accident&#8230;</p>
<h2><a href="http://www.revuerayonfrais.fr/cannes-en-cliches/seins_cannes" rel="attachment wp-att-4314"><img alt="seins_cannes" src="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/seins_cannes.jpg" width="622" height="418" /></a></h2>
<h2></h2>
<h2>Les caprices de la Madonne</h2>
<p>En 1991, Madonna présente &laquo;&nbsp;In bed with Madonna&nbsp;&raquo;, film-documentaire sulfureux réalisé par Alek Keshishian. A L&rsquo;Eden Roc elle impose aux clients de l&rsquo;hôtel de sortir de la piscine afin de nager seule. La nage  est un exercice solitaire pour la Madonne.  La star aurait eu un coup de foudre pour la région, et avait un temps envisagé de s&rsquo;installer dans la région, à quelques kilomètres à Nice. Nice profite directement de l&rsquo;attrait du festival et peut se targuer d&rsquo;offrir une des meilleures vue sur la Méditerranée, via la baie des Anges. Madonna avait d&rsquo;ailleurs choisi Nice pour l&rsquo;une de ses uniques dates de tournée Française&#8230; Peut être aurait-elle dû choisir<a href="http://www.campanile.com/fr/france/provence-alpes-cote-dazur/hotels-nice"> un hôtel Campanile à Nice</a> hôtel où nous avons l&rsquo;habitude de séjourner dans la région. C&rsquo;eût été plus simple.</p>
<h2><a href="http://www.revuerayonfrais.fr/cannes-en-cliches/madonna_cannes" rel="attachment wp-att-4312"><img alt="madonna_cannes" src="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/madonna_cannes.jpg" width="622" height="418" /></a></h2>
<h2>Sous les pavés&#8230; la nage</h2>
<p style="text-align: left;">La fièvre contestataire touche le Festival de Cannes, en mai 68. Jean-Luc Godard, Roman Polanski, François Truffaut et Louis Malle mènent des débats passionnés, enfermés dans le Palais des Festivals, pour répondre à la question : faut-il arrêter le festival ? Le 19 mai, on projette « Autant en emporte le vent ». Jean-Luc Godard s’accroche même au rideau pour qu’il ne s’ouvre pas. Il est midi. Le festival International du film de Cannes est terminé.</p>
<h2><img alt="cannes_mai68" src="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/cannes_mai68.jpg" width="622" height="418" /></h2>
<h2>Back to Black</h2>
<p>En 1987, le film &laquo;&nbsp;Yeelen&nbsp;&raquo; de Souleymane Cissé remporte le prix du jury. un homme s&rsquo;empare du micro et crie : &laquo;&nbsp;Alors, sale nègre, quel effet ça te fait d’avoir un prix ?&nbsp;&raquo;. Le réalisateur africain lui arrache le micro et lui lance au visage. En somme : une très bonne ambiance.</p>
<h2><img alt="cannes" src="http://www.revuerayonfrais.fr/wp-content/uploads/cannes.jpg" width="622" height="418" /></h2>
<h2></h2>

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		<title>Dr.Dre &#8211; The Chronic</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 07:18:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victor Saint-Pierre</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme quoi, les 90's nous ont donné de bons crus. Entre 2pacalypse Now de 2pac, Nevermind de Nirvana ou encore Rage Against the Machine avec un album du même nom, Victor nous parle de la dernière bombe nucléaire utilisée au XXè siècle, The Chronic du grand Dr.Dre, qui marque la naissance et déjà l'ascension du rap gangsta, le début d'une belle époque.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="font-size: small;">Qui ne connait pas le chirurgien de la West Coast de nos jours ?</span></h2>
<p style="text-align: justify;">Pas grand monde, mais qui le connait vraiment ? Pas grand monde non plus. Beaucoup sont légitimement amenés à constamment rapprocher le nom de Dr.Dre à celui du grand Eminem ou du grand Fifty. Or, avant d&rsquo;aller dénicher ces deux pépites, le docteur était déjà bien en place.</p>
<p style="text-align: justify;">Anciennement appelé Dr J, Andre Young figurait dans le groupe d&rsquo;électro Hop le World Class Wreckin&rsquo; Cru, mais c&rsquo;est dans l&rsquo;incontournable groupe N.W.A qu&rsquo;il fit surtout sensation. En effet, le classique <em>Straight</em><i> </i><em>Outta</em><i> </i><em>Compton</em> de 1988 inflige une première balafre au Hip Hop américain. Vous aviez compris, ça vient de Compton et ça bousille des flics. Après ce raz-de-marée, le groupe se termine avec un dernier album intitulé <em>Niggaz4Life </em>(ou <em>Efil4zaggin</em>) en 1991 et se solde surtout en une embrouille avec Eazy E et Ice Cube.</p>
<p style="text-align: justify;">Suite à cela, le doc décide d&rsquo;emprunter le couloir de la mort, non pas pour la trouver (quoique) mais pour rejoindre le truand Suge Knight avec lequel il fonde le label <em>Death Row Records</em> et c&rsquo;est là qu&rsquo;arrive le fameux <em>The</em><i> </i><em>Chronic</em>, en 1992. La bombe nucléaire est lâchée.</p>
<h2><span style="font-size: small;">The Chronic, l&rsquo;un des plus grands albums gangsta rap de tous les temps</span></h2>
<p style="text-align: justify;">Assurant la production en compagnie de toute sa bande de chiens armés, Snoop Dogg, le Dogg pound et Nate Dogg (RIP), il créa là une vraie boucherie. Ne vous détrompez pas, ce n&rsquo;est pas la recette qui change, les armes et les femmes sont toujours là, les driveby fusent et les original gangsters sont acharnés. On retrouve alors la bien nommée Lady Of Rage, RBX et bien sur le grand D.O.C. Ce dernier a notamment participé à l&rsquo;écriture de l&rsquo;album pour Dr Dre qui, c&rsquo;est dur mais il faut le rappeler, n&rsquo;écrit pas ses textes. That Nigga Daz qui est un grand producteur aussi s&rsquo;occupe des percussions, notamment sur le titre <em>Rat-Tat-Tat-Tat</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement, c&rsquo;est The D.R.E qui supervise le tout, qui assure la production de toute la musique de l&rsquo;album accompagné aussi de Colin Wolfe dans les percussions et les basses sur pas mal de morceaux. Musicalement, on retrouve comme souvent dans les albums west coast de la fin des années 80 et du début des années 90, des samples funk et notamment le grand George Clinton comme sur le morceau <em>Let Me Ride</em> ou encore Isaac Hayes sur le morceau <em>Stranded On</em><i> </i><em>Death</em><i> </i><em>Row</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Toujours musicalement on remarque dans cet album une ambiance parsemée de basses énormes et de coulées généreuses de synthé.</p>
<h2><span style="font-size: small;">Un album loin d&rsquo;être uniforme</span></h2>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;un côté, on retrouve une ambiance plutôt &laquo;&nbsp;cool&nbsp;&raquo;, plutôt G-Funk, avec des chants et des mélodies entraînantes comme dans <em>Let Me Ride</em>, ou encore <em>Deez nuuuts</em> qui sont sans doute là pour un peu amortir la violence des paroles. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs là l&rsquo;un des ingrédients de cette parfaite recette, c&rsquo;est d&rsquo;avoir su combiner une violence lyricale sans pareille avec une musique plutôt joyeuse et positive qui prend finalement le dessus sur la cruauté des textes. L&rsquo;exemple typique est le morceau <em>Fuck</em><i> </i><em>With</em><i> </i><em>Dre</em><i> </i><em>Day</em> dans lequel lui et Snoop attaque son ancien partenaire, le patron de<em> Ruthless Records</em>, Eazy-E. Ici, la douce mélodie nous fait presque oublier qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un beef, elle accompagne en fait un ego trip avisé et des flopées d&rsquo;insultes pas souvent très fines.</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;un autre côté, on a une ambiance musicale dominante bien plus sombre et bien plus repoussante qui cette fois-ci reflète à merveille l&rsquo;agressivité des paroles. Il est question ici du très dangereux <em>The Dayz The Niggaz Took Over</em> qui renoue avec un minimalisme hardcore agrémentée par une pincée de ragga apportée par Daz. Il est aussi question de <em>A</em><i> </i><em>Nigga</em><i> </i><em>With</em><i> </i><em>A Gun</em>, de <em>Bitches Ain&rsquo;t Shit</em> ou encore du très bon <em>Rat-tat-tat-tat</em> qui, comme son nom l&rsquo;indique, mitraille violemment.</p>
<h2><span style="font-size: small;">Vient maintenant le joyau parmi les pépites</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em>Nuthin</em><i> </i><em>But A G Thang</em>, qui est incontestablement le sommet de ce classique, le genre de morceau qui a marché et qui marchera toujours, néanmoins bien aidé par le sample du morceau de Leon Haywood, <em>I wanna do something freaky to you</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans le savoir, Dr Dre avait ici posé les prémices d&rsquo;un genre musical qui va dominer les années 90 puis il a aussi su mettre au tout premier plan de la scène internationale, comme il l&rsquo;avait déjà fait avec N.W.A., le genre gangsta rap. Cet avènement du gangsta rap est la plus grosse marque laissée par cet album dans le hip hop, qui entraîna dans sa lignée des groupes comme le Wu Tang ou Mobb Deep qui mettront tout cela à la sauce new yorkaise. De plus, cet album lança la gigantesque carrière de son chien préféré, le doggy dog bien sûr, mais aussi celles de Nate Dogg et du Dogg Pound.</p>
<p style="text-align: justify;">Le côté un peu plus sombre de cette merveille est la réaction des rappeurs &laquo;&nbsp;conscients&nbsp;&raquo; de New York, qui pour certains dénigrent une telle violence gratuite qui ne colle pas vraiment aux vraies valeurs du hip hop datant des années 80. Déjà en 1991, Tim Dog avait réagi à l&rsquo;ère N.W.A avec son <em>Fuck</em><i> </i><em>Compton</em>. Après <em>The</em><i> </i><em>Chronic</em>, il n&rsquo;y a pas eu forcément d&rsquo;attaques directes, mais un groupe comme A Tribe Called Quest par exemple s&rsquo;opposait fermement à ce genre de rap qui, c&rsquo;est vrai, peu<span style="font-size: small;">t être dur à avaler&#8230;</span></p>
<p style="text-align: right;"><strong> Victor Saint-Pierre<br />
</strong></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/fhr5UBZh1rY" height="315" width="420" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>

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		<title>End of Line chronicles_Love #1</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 13:55:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arnaud Gransagne</dc:creator>
				<category><![CDATA[Désembuages]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Love, mon premier court métrage, est tourné et finalisé en Mars 2013. Cette réalisation marque le commencement concret d&#8217;un projet de plus grande envergure : The End Of Line Chronicles. Il s&#8217;agit d&#8217;une suite de chroniques se déroulant dans un monde post-apocalyptique. Ici, pas de zombies ou de contagion à la mode, le travail se focalise sur les personnages, leurs émotions et leurs réactions au désastre. Dans Love, un couple est confronté l&#8217;enfer de ce monde sans espoir et prend une décision impossible. L&#8217;atmosphère que dégage le court métrage est oppressante, presque suffocante, et tout se joue dans les regards et la gestuelle des deux acteurs, ainsi que dans la connivence entre musique et image. Arnaud Gransagne. End of Line chronicles &#8211; Love #1 from End of Line on Vimeo. S&#8217;étant lancé dans la réalisation d&#8217;un chapitre, Arnaud nous permet de le soutenir grâce à kisskissbankbank : http://www.kisskissbankbank.com/end-of-line-chronicles &#160;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<div><em>Love</em>, mon premier court métrage, est tourné et finalisé en Mars 2013. Cette</div>
<div>réalisation marque le commencement concret d&rsquo;un projet de plus grande envergure : <em>The</em></div>
<div><em>End Of Line Chronicles</em>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une suite de chroniques se déroulant dans un monde</div>
<div>post-apocalyptique. Ici, pas de zombies ou de contagion à la mode, le travail se focalise</div>
<div>sur les personnages, leurs émotions et leurs réactions au désastre.</div>
<div>Dans <em>Love</em>, un couple est confronté l&rsquo;enfer de ce monde sans espoir et prend une</div>
<div>décision impossible. L&rsquo;atmosphère que dégage le court métrage est oppressante, presque</div>
<div>suffocante, et tout se joue dans les regards et la gestuelle des deux acteurs, ainsi que</div>
<div>dans la connivence entre musique et image.</div>
<div></div>
<div></div>
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<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/63121267" height="281" width="500" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Arnaud Gransagne.</strong></p>
<p><a href="http://vimeo.com/63121267">End of Line chronicles &#8211; Love #1</a> from <a href="http://vimeo.com/endofline">End of Line</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<div><span style="color: #0000ff;">S&rsquo;étant lancé dans la réalisation d&rsquo;un chapitre, Arnaud nous permet de le soutenir grâce à kisskissbankbank :</span></div>
<div style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;"><a href="http://www.kisskissbankbank.com/end-of-line-chronicles" target="_blank"><span style="color: #0000ff;">http://www.kisskissbankbank.<wbr />com/end-of-line-chronicles</span></a></span></div>
<div></div>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>IAM – Arts Martiens</title>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 08:42:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Raphael</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; C’est comme un gamin que je me rendais ce lundi 22 avril chez mon disquaire préféré afin de me procurer le dernier album d’IAM. A l’heure où les MC français travaillent plus les morceaux servant à clasher leurs collègues que leurs albums respectifs, on entrevoit ici un nom, deux phrasés, une entité qui tend à rappeler l’âge d’or du rap français. Et pourtant. Après un Saison 5 plus que décevant il y a 6 ans, une prestation terne de l’oncle Shu en solo et un projet en hommage à Enio Morricone qui en avait fait saliver plus d’un avorté,  c’était pas gagné. Mais bon, force est de constater que certains signaux encourageants laissaient présager quelque chose de bon pour Arts Martiens. Que ce soit le côté artistique de la pochette, du logo, ou de la grande réussite de Spartiates Spirit, Les raisons de la colère et Notre dame veille, où Akhenaton signe ici un de ses couplets le plus saignant de ces 10 dernières années. En parlant de couplets saignants, cette œuvre en est garnie. Que ce soit Akhenaton et son phrasé quasi-parfait ou Shurik’n et ses phases pleines de sens ainsi que son flow constant et précis qui le caractérise, [...]]]></description>
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<p>&nbsp;</p>
<p>C’est comme un gamin que je me rendais ce lundi 22 avril chez mon disquaire préféré afin de me procurer le dernier album d’IAM. A l’heure où les MC français travaillent plus les morceaux servant à clasher leurs collègues que leurs albums respectifs, on entrevoit ici un nom, deux phrasés, une entité qui tend à rappeler l’âge d’or du rap français.</p>
<p>Et pourtant. Après un <i>Saison 5</i> plus que décevant il y a 6 ans, une prestation terne de l’oncle Shu en solo et un projet en hommage à Enio Morricone qui en avait fait saliver plus d’un avorté,  c’était pas gagné. Mais bon, force est de constater que certains signaux encourageants laissaient présager quelque chose de bon pour <i>Arts Martiens</i>. Que ce soit le côté artistique de la pochette, du logo, ou de la grande réussite de <i>Spartiates Spirit</i>, <i>Les raisons de la colère</i> et <i>Notre dame veille</i>, où Akhenaton signe ici un de ses couplets le plus saignant de ces 10 dernières années.</p>
<p>En parlant de couplets saignants, cette œuvre en est garnie. Que ce soit Akhenaton et son phrasé quasi-parfait ou Shurik’n et ses phases pleines de sens ainsi que son flow constant et précis qui le caractérise, les deux MC font renaître « l’IAM » qui a fait kiffer un bon nombre de génération, ce rap conscient incisif qui peut prendre aux tripes. Dans un album qui laisse plus de place au côté art martial de Shurik’n qu’auparavant, notamment sur <i>Benkei et Minamoto</i>, on sent l’alchimie renaître, avec une complémentarité entre les deux principaux protagonistes que l’on n’a plus vue depuis probablement un des meilleurs albums de l’histoire du rap, <i>L’école du micro d’argent</i>.</p>
<p>C’est dans cette thématique plus que sérieuse ne laissant pas de place à boutades et autres fausses punchlines comme c’est à la mode en ce moment qu’<i>Arts martiens </i>s’inscrit dans la lignée de leur meilleur album. En témoigne le morceau <i>Misère</i>, abordant le sujet de la pauvreté à laquelle ils ont du faire face. Sujet déjà visité et revisité par le groupe, mais non sans talent : « <i>La peur de nous s’est emparée après ta visite, facile on a visé l’illicite. Ici les diplômes paraissent illisibles, les raisins de la colère accouchent du pire des millésimes </i>».</p>
<p>Les prods de Kheops s’inscrivent aussi dans cette logique. Montées comme une horloge, ces intrus aux allures guerrières s’inspirent parfois d’habillement du rap New-Yorkais. Pas étonnant quand on connaît l’amour inconditionnel que portent AKH et Kheops à la ville. En compagnie de Sébastien Damiani, Kheops présente des prods réussies correspondant parfaitement à l’image du groupe. Comme l’ensemble de cet album.</p>
<p>En résumé, à l’heure où le rap en France a sérieusement un coup dans l’aile (hormis quelques-uns), cet album est une véritable bouffée d’air pour les amateurs du genre. Vécu personnellement comme le come back de Zizou en équipe de France à l’époque, les papas du rap, les vieux de la vieille viennent remettre les pendules à l’heure et signifier qu’ils sont bien encore là avec un album constituant assurément leur meilleur album depuis <i>l’Ecole du micro d’argent</i>. « <i>Hier, c’est loin.</i> »</p>

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